Enseignements et Programme

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  • Ils sont dispensés par des spécialistes issus d’universités (Paris 1, Paris 4, Paris 6, Aix-Marseille, Avignon), d’établissements publics de recherche et de formation (CNRS, notamment les unités mixtes de recherche associées à Paris 1,  LGP, Ladyss et Prodig, mais aussi le CEFE de Montpellier, AgroParisTech, Muséum National d’Histoire Naturelle, ONEMA, IRSTEA), de bureaux d’étude ou d’organismes associés ou de PME (Boivin associés, Humanité et Biodiversité, Dervenn, Amplify nature, Ecotrame, SETEC) et de grandes entreprises (Eiffage, CEMEX), d’administrations ou d’établissements publics (CDC-biodiversité, DREAL de Bourgogne).
  • Par les logiques et les contenus, les enseignements visent des objectifs précis. Ils sont donc en prise avec les problématiques actuelles en matière de connaissance scientifique et appliquée, y compris sur le plan méthodologique, et ils concernent le champ de la gestion territorialisée de la biodiversité, y compris dans l’approche publique ou privée des grandes infrastructures ou des aménagements.

Ces enseignements s’épargnent des mises en contexte triviales (on évite la présentation des éléments qui semblent acquis comme le rapport Brundtland, la Convention sur la Diversité Biologique, la distinction des niveaux de biodiversité, etc.) pour lesquelles les références bibliographiques de base sont indiquées et sont donc considérées comme acquises. En revanche, les thématiques sont systématiquement abordées selon des points de vue variés et les intervenants précisent en préalable de quel point de vue s’effectue leur intervention. De fait, plusieurs intervenants d’horizons variés peuvent proposer des postures contradictoires sur une même thématique ou un même sujet. Le master intègre d’ailleurs une forte composante d’apports scientifiques et de pratiques concernant les méthodes environnementales de la médiation environnementale, de la concertation et de la participation, y compris dans l’approche des sciences participatives

Références bibliographiques élémentaires

Barbault R., 2008. Ecologie générale. Structure et fonctionnement de la biosphère. Paris, Dunod, 390p

Blandin P. 2010. Biodiversité. L'avenir du vivant, Paris, Albin Michel, 260p

Burel F. et Baudry J., 2006. Ecologie du paysage. Concepts, méthodes et applications. Paris, Lavoisier, 359p.

Di Méo G., 1998. Géographie sociale et territoires, Paris, Nathan, 320p

Fleury C., Prévost-Julliard A.C. (sous la direction de), 2012. « L’exigence de la réconciliation. Biodiversité et société», Paris, Editions Fayard.

Folke C., 2006. Resilience: the emergence of a perspective of social ecological systems analyses. Global Environmental Change, 16: 253-267

Holling C.S., 2001. Understanding the complexity of economic, ecological, and social systems. Ecosystems, 4: 390-405

Jean Y. et Vanier M., 2009. La France, aménager les territoires. Paris, Colin, « U »

Laganier R., Simon L., (2012). Une finitude des ressources « naturelles », consensus ou tensions autour de la biodiversité ? Ouvrage du Comité National Français de Géographie, Paris, Editions Autrement

Lévêque Ch. 2009. La biodiversité au quotidien. Editions Quae, 286p.

Maris V. 2010, Philosophie de la biodiversité – petite éthique pour une nature en péril, Buchet-Chastel, 213p.

Mathevet R., 2012. La solidarité écologique ce lien qui nous oblige. Actes Sud, 216p

Pascal M., Lorvelec O., Vigne J.D., 2006. Invasions biologiques et extinctions, 11000 d’histoire des vertébrés en France, Paris, Belin, 350p

Shwartz A., Turbé A., Julliard R., Simon L. and Prévot-Julliard A. C. (2014). Outstanding challenges for urban biodiversity conservation research.  Global Environmental Change (IF 5.236). http://dx.doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2014.06.002

 

UE 1 : la biodiversité dans le champ des différentes disciplines



 
Module 1 :  Biodiversité, territoires, garnds principes du droit de la biodiversité, histoire, approche économique, approche éthique

 

Module 2 : Introduction à l'approche des questions de biodiversité : semaine de terrain
 
 
Module 3 : Projets tutorés; ateliers

 

 

UE 2 : Dynamiques de la biodiversité

Cette UE permet d'aborder les grands traits de la prise en compte de la biodiversité à la fois d'un point de vue écologique, économique et juridique.
Il s'agit de montrer en quoi, dans le cadre de la mise en oeuvre de projets, les éléments de contexte sont très variés, dès qu'il s'agit de prendre en compte le vivant dans des aménagements.

Module 1 : Biodiversité : définition, dynamique et typologie

Le module présente les principaux concepts liés à la biodiversité. Il insiste sur la dimension dynamique de la biodiversité du temps long des sociétés au temps court des épisodes exceptionnels (tempêtes, perturbations diverses). Il analyse à partir de différents milieux les enjeux « naturalistes » liés à la biodiversité.

L’enseignement propose l’intervention variée (écologues, biogéographes, zoologue, archéologue, philosophe etc.) permettant d’aborder plusieurs approches de la biodiversité. Il s’agit ensuite de présenter quelques grands types de milieux naturels à forts enjeux (parois et sols nus, forêts, milieux prairiaux, agrobiodiversité, milieux humides etc.)

Intervenants : Geneviève Barnaud (Muséum National d’Histoire Naturelle, écologue), Damien Marage (AgroParisTech-Engref, écologue), Marie-Christine Marinval (Paris 1, zoopaléontologue), Richard Raymond (CNRS Ladyss, biogéographe), Laurent Simon (Paris 1, biogéographe)

Module 2 : Biodiversité : approches juridiques et socioéconomiques

Objectif : prendre en compte les enjeux réglementaires, économiques et sociaux de la biodiversité

Séances :

  • Les grands principes du droit de la biodiversité 3 séances (M.Deguergue – Paris 1, juriste)
  • Les valeurs économiques de la biodiversité 4 séances (C.Staropoli – Paris 1, économiste)
  • Les grandes phases de l’aménagement du territoire (l’adossement, les PPP) (P.Pech – Paris 1, géographe)

Les grands labels et dispositifs de protection sont étudiés ainsi que les jeux d’acteurs et processus de gouvernance qui accompagnent ces dispositifs de protection-valorisation de la biodiversité. Le cas des trames vertes et bleues permettra d’illustrer à partir d’un cas concret.

Module 3 : SIG et modélisation

Ce module est destiné à donner aux étudiants la maîtrise des outils de modélisation utilisés aujourd’hui dans la recherche et l’accompagnement de la prise de décision. Il fait l’objet d’un enseignement théorique sur les méthodes de modélisation et d’une application à partir de l’élaboration d’un système multi-agent.

  • Enseignement de 24 heures, 8 séances de 3 heures de CM : Brice Anselme et Nicolas Bécu, Paris 1
  • Objectif : être capable d’utiliser un SIG et un SMA dans le cadre d’un projet

 

UE 3 : Indicateurs, évaluations, acteurs

 

Module 1 : évaluation environnementale, économique et juridique
 
Miodule 2 : la patrimonialisation de la biodiversité
 
Module 3 : acteurs et processus de gouvernance
 

UE 4 : Problématiques et méthodologies de la Recherche

Module 1 : approfondissements

le module 1 est construit sur la base de séminaires de 3 ou 6h permettant de faire le point sur une question de recherche majeure touchant à la biodiversité. Sont ainsi abordées les questions touchant à l'évaluation de la biodiversité, aux services écosystémiques, aux processus participatifs et aux jeux d'acteurs, aux solidarités écologiques, aux perceptions, ou encore à la psychologie de la conservation.

Intervenants : Laurent Simon, Catherine Carré, Marie Chenet, Lydie Goeldner, Pierre Gautreau (Paris 1), Raphael Mathevet (CNRS-CEFE), Richard Raymond (CNRS-Ladyss), Anne Mimet (CNRS-Ladyss), Nicolas Bécu (CNRS-Prodig), Anne-Caroline Julliard (MNHN)

Module 2 : méthodes et outils

Le module 2 s'organise autour de trois enseignements :

  1. Méthodologie du projet de recherche : comment bâtir un projet de thèse cohérent autour d'une question de recherche. (12h.)

    - Apprentissage de la rédaction d’un article scientifique

    - Apprentissage et réalisation d’une bibliographie critique. 

    - Préparation d’un colloque

    - Réponse à une proposition de Bourse ; Apprentissage de la présentation d’un projet de thèse

    - Présentation des laboratoires associés au master et de leurs programmes de recherche

  2. Techniques d'enquêtes et d'entretiens (10h.)
  3. Communication scientifique : réalisation d'un poster scientifique. (10h.)

    Il s'agit d'apprendre :

    - à communiquer par l'image des démarches scientifiques. Les images construites doivent être : démonstratives, synthétiques (ce n'est pas un article de revue), accessibles et intelligibles (ce n'est pas un concentré de jargon), esthétiques pour être attractives. Ces objectifs parfois contradictoires doivent en outre être conciliés dans une forme, le poster, dont la forme varie selon le contexte d'exposition (type de présentation, type de public, contextes scientifiques)

    - à être autonome dans le maniement d'Adobe Illustrator pour réaliser ces images. L'enseignement sera décliné depuis les fonctions de bases jusqu'aux fonctions les plus avancées, selon les niveaux des étudiants).

 

    UE 5 : Conception de projet et biodiversité

    Cette UE regroupe les enseignements concernant l’élaboration d’un projet. Il s’agit donc de prendre en compte les aspects méthodologiques de la conception de projet tout en acquérant des connaissances spécifiques à la fois sur les questions d’aménagement, d’enjeux territoriaux en relation avec la biodiversité

    Module 1 :maîtrise d’ouvrage et assistance à maîtrise d’ouvrage

    Contexte des procédures (grandes infrastructures, étude d’impact, enquête d’utilité publique, appel d’offre, les PPP, les contrats, risques financiers, procédures financières et élaboration de projet, acteurs et parties prenantes, politiques publiques d’aménagement)…

    Ce module comprend une présentation de ce que sont les grandes infrastructures. Pour les grandes infrastructures l’objectif est de présenter la nature et la diversité des ouvrages et d’évoquer les questions d’emprise sur le terrain et donc des impacts qu’ils représentent sur l’environnement. Il s’agit aussi de présenter en quoi la question de la biodiversité peut avoir des impacts importants dans l’évolution et les coûts de la conception, de la réalisation et de l’exploitation d’une grande infrastructure.

    L’objectif consiste aussi à bien comprendre comment sont formulés les appels d’offre. Il s’agit de faire intervenir des chargés d’études qui interviennent dans des organismes publics (Ministères, services préfectoraux etc.), dans des cabinets d’étude en vue de réaliser les études préalables, études de faisabilité technique, foncière, économique et bien entendu du point de vue des enjeux de biodiversité. Des intervenants extérieurs sont donc évidemment invités à exposer les démarches. Des études d’impact sont présentées à propos de grands projets. La phase de conception de projet nécessite de disposer de connaissances techniques et fondamentales sur les questions qui touchent la construction d’une grande infrastructure et aux impacts réciproques qu’ont ces grandes infrastructures sur la biodiversité mais aussi en sens inverse, les risques que représente une mauvaise approche de la biodiversité dans un projet d’aménagement. En outre, outre la teneur de l’appel à projet, il convient de prendre la mesure des parties prenantes et des acteurs concernés par le projet.

    Il s’agit de présenter comment fonctionne la conception d’un projet et la prise en compte des questions d’environnement et de biodiversité. L’intervention des professionnels mais aussi la visite de sites comme des éco-quartiers ou des chantiers permettent d’acquérir des savoir-faire répondant aux besoins. Ce module permet de donner des compétences dans l’accompagnement de la réalisation des ouvrages et des infrastructures. Elle donne des connaissances scientifiques et techniques sur les milieux naturels et sur les techniques d’évitement, de restauration et de compensation. Au cours de cette phase, les étudiants doivent avoir acquis les éléments techniques permettant d’assumer le suivi de la biodiversité au cours de la construction d’une grande infrastructure.

    Elle concerne l’élaboration et la conception d’aménagements en intégrant des spécialistes de différentes disciplines scientifiques et professionnelles, en vue d’innover dans tous les domaines de la construction tout en intégrant des enjeux globaux de développement durable allant de la RSE, du bilan énergétique à la prise en compte de la biodiversité.

    Intervenants : Joachim Lemeri (Eiffage, DDD) - biodiversité et maitrise d’ouvrage dans la conception de projet d’infrastructures, Emilie Lorant (LGP) - DUP et étude d’impact, Sandrine Chotard (APRR)  – les métiers et les entreprises de la biodiveristé, Neil Minkley – biodiversity management, Jorgen Gren (Commission européenne) – la dimension économique et réglementaire européenne dans la conception de projets, Damien Marage (AgroParisTech) – écocomplexes et aires protégées

    Module 2 : ingénierie écologique

     

    L’ingénierie écologique est un champ disciplinaire en pleine expansion. Elle vient à la croisée des sciences de la vie (= écologie), des sciences de l’ingénieur mais aussi de plusieurs sciences dont la géographie et en particulier la géographie physique. Il s’agit de comprendre successivement :

    • quels écosystèmes sont en relation avec quels types d’environnement,
    • quels types d’écosystèmes peuvent servir pour la protection-réhabilitation de milieux soumis à érosion ou pollution (écologie de la restauration)

    quels écosystèmes ou espèces il convient de protéger et quelles mesures prendre, quelles techniques utiliser pour aménager les milieux autour d’une infrastructure ?

    Intervenants : Luc Abbadie (Paris 6) l’ingénierie écologique, Thierry Dutoit (Université d’Avignon) la gestion des prairies de fauche et des pelouses, Laurent Simon (Paris 1) – les indicateurs de biodiversité et les services écosystémiques, Thibaut Meskel et Jérome Chevarin (APRR) – génie écologique opérationnel, Jean-Jacques Brun (IRSTEA) et Christine Chaussé (LGP) – le sol un habitat vivant, Katia Paladian (XXX) – phytorestauration des sols pollués et des déchets, Patrice Valentin (Dervenn) - la norme AFNOR de génie écologique des zones humides, Yorick Reyjol (ONEMA) – les bioindicateurs aquatiques, Marie Chenet (Paris 1) – la faune sauvage, Romain Julliard (MNHN) – sciences participatives, Franck Derrien (Amplify nature) – méthode d’indicateur pour projet urbain, Pierre Pech (Paris 1) – écologie territoriale

    UE 6 – Conduite de projet, exploitation , réhabilitation et biodiversité

    Module 1 :Enjeux par types d’infrastructures

    Ce module vise à présenter les enjeux en matière de gestion de l’environnement et de la biodiversité en fonction de différents types d’infrastructures :

    • des infrastructures linéaires comme les routes, autoroutes, lignes ferroviaires
    • des infrastructures portuaires, aéroportuaires
    • des quartiers, éco-quartiers, aménagements durables (restauration, réhabilitation)
    • des bâtiments
    • des carrières

    Intervenants : Corinne Michelot (Eiffage construction Val de Seine) – construction durable, les indicateurs, Lydie Goeldner (Paris 1) – les littoraux, André Dorso (Préfet de Région) – impacts des dragages portuaires, Jean-Paul Amat (Paris 4) – biodiversité des bords de route, Claire Brun (APRR) – les autoroutes, Laurent Bernosa (Ecotrame) – méthode d’analyse des corridors urbains, Sarah Lavaux (Eiffage DDD) – écoquartiers, Yann Le Gallic (SETEC) – les LGV, Christian Béranger (CEMEX) et Pierre Pech (Paris 1) carrières et milieux rupicoles (y compris urbains), Virginie Rippinger (Directrice de l’urbanisme Nîmes) – de l’urbanisme charte d’Athènes à l’urbanisme durable, le cas des Ulis (sortie terrain), Patrick Longchamp (FNCFS Jura), Etienne Cuénot (APRR), Claire Brun (APRR) – les mesures compensatoires autour de l’A39 (sortie terrain)

    Module 2 : Compensation, restauration
    • Les enjeux de biodiversité concernent la gestion des milieux naturels et des infrastructures. Au préalable, les aménagements sont contraints de prendre en compte des procédures réglementaires de compensation voire de restauration des milieux.
    • Le module vise à présenter les procédures réglementaires, les coûts. Il vise aussi à présenter les méthodes de l’ingénierie écologique mises en œuvre pour agir en faveur d’une restauration écologique.
    • Enfin, il s’agit aussi d’aborder les questions ayant trait aux produits financiers en cours d’élaboration actuellement autour d’une approche très large de la compensation écologique

    Intervenants : Marc Barré  (CDC Biodiversité) – la compensation financière, Joachim Lemeri (Eiffage, DDD) - compensation restauration financières, Justine Roulot (Humanité et biodiversité) – le plan communal de biodiversité, Brigitte Talon (Aix-Marseille) –

    Module 3 : Exploitation, observatoire, réhabilitation, prospective

    Au cours de la phase d’exploitation, la biodiversité nécessite un suivi et une évaluation. La mise en place d’observatoires constitue un élément important dans l’instrumentation de cette évaluation. Le module consiste à présenter théoriquement mais aussi de manière concrète comment sont organisés des observatoires. Il s’agit de faire intervenir des gestionnaires de milieux, animateurs Natura 2000, membres de fédération de chasse etc. Le module fera l’objet de visites de terrains.

    Intervenants : Valérie David (Eiffage, DDD) – prospective : biodiversité, aménagements, organismes – biodiversité et tourisme – observatoire des paysages, Phlippe Clergeau (MNHN) – TVB, Marie-Christine Marinval (Paris 1) – les espèces invasives

    UE 7 : Mémoire de recherche  / Rapport de stage

    Le parcours « Recherche » du Master BIOTERRE se rattache à l’Ecole doctorale de Géographie de Paris Centre. Elle participera à l’animation des conférences organisées par l’Ecole doctorale.

    Les étudiants  réaliseront un mémoire de recherche, en France ou à l’étranger, dans le cadre d’une équipe de recherche accueillant les étudiants du Master Environnement (UMR LADYSS, UMR PRODIG, UMR LGP…). Ce travail donnera lieu à une soutenance publique.

    Les étudiants du parcours Pro-BEGI ou du parcours combiné, en formation initiale, doivent produire un rapport. Pour les étudiants inscrits en tant que salariés en reprise d’étude, il sera attendu un mémoire visant à organiser une réflexion intégrant les savoirs acquis dans le cursus de cette formation autour de leur expérience. Tous ces travaux donnent lieu à une soutenance publique, sauf restriction particulière qui serait liée à la confidentialité des données traitées.

    Les sorties de terrain

     

     

     

    Les ateliers